Nos rendez-vous
Nous nous retrouvons de trois façons : en conférence, ouverte à tous ; en InDev, pour travailler un sujet en petit comité ; en Convivium, autour d'une table. Les deux derniers formats sont réservés à nos adhérents.
Nos conférences ne s'arrêtent pas quand la salle se vide.
Nos conférences sont nos évènements ouverts à tous, adhérents comme alliés.
Ce que nous disons y disons, vous pouvez le relire, le vérifier et le réutiliser. Chaque intervention est accompagnée de son support et de sa bibliographie complète.
Parents, professionnels, enseignants, employeurs : servez-vous. La seule chose que nous demandons, c'est de citer la source : la nôtre comme celles sur lesquelles nous nous appuyons.
Si vous relevez une erreur ou une donnée obsolète, écrivez-nous et nous corrigerons.
Co-prévalences des neurodiversités
On parle du TDAH, de l'autisme, de la dyslexie comme s'il s'agissait de “cases” distinctes. La littérature dit autre chose : en clinique, elles ne se présentent presque jamais seules. Entre 85 et 90 % des personnes concernées par un syndrome de Gilles de la Tourette ont au moins un autre trouble du neurodéveloppement. Chez les autistes, la moitié à la quasi-totalité présentent des difficultés motrices, souvent jamais évaluées.
Cette conférence rassemble les taux de co-occurrence entre sept profils neurodéveloppementaux, les tableaux cliniques qu'ils produisent lorsqu'ils se combinent, et ce que cela change concrètement pour l'accompagnement. Avec, pour chaque affirmation, sa source.
Neurodiversité & enseignement supérieur : amis ou ennemis ?
Jusqu'au lycée, les aménagements existent. En entreprise, l'inclusion progresse. Entre les deux, l'enseignement supérieur crée une discontinuité dont on parle peu — alors que c'est précisément là que beaucoup de parcours s'arrêtent : les étudiants TDAH obtiennent des résultats significativement inférieurs et abandonnent plus souvent, y compris quand leur secondaire s'était bien passé.
Cette conférence examine ce que le supérieur offre réellement à un profil singulier et ce qu'il lui oppose : le poids du format d'examen, l'écart entre inclusion affichée et inclusion vécue, et le fait qu'aucun enseignant du supérieur n'a l'obligation d'avoir appris à enseigner. Elle propose aussi des repères concrets — les questions à poser à un établissement avant de s'y inscrire, et les signes qui distinguent une politique d'inclusion réelle d'une brochure bien écrite.
Neurodiversité & enseignement supérieur : l'accompagnement périscolaire
Le forfait qui finance ergothérapie, psychomotricité et bilan neuropsychologique sans reste à charge s'arrête à 12 ans. La fenêtre où tout se joue — orientation, Parcoursup, première rentrée, premier logement, premier stage — s'ouvre à 13. Entre les deux, les trois professions les plus utiles au quotidien d'un jeune neurodivergent sont précisément celles qui ne sont pas remboursées en libéral.
Cette séance cartographie ce qui se passe entre l'établissement et la famille : les cinq familles d'acteurs du périscolaire, la question que peu de conférences posent — qui paie — et ce que la recherche établit réellement sur l'efficacité de ces dispositifs. Y compris l'étendue de ce qu'elle n'établit pas.
Une conférence, on l'écoute. Un InDev, on y participe
Ce sont nos rendez-vous du soir : un sujet, un temps court d'exposé, et surtout beaucoup d'échange. Le format est volontairement réduit pour que chacun puisse parler — poser la question qu'on garde pour soi ailleurs, raconter ce qui bloque, entendre quelqu'un décrire exactement ce qu'on vit.
Contrairement à nos conférences, les InDev sont réservés à nos adhérents. Ce n'est pas un privilège, c'est une condition : on ne parle pas librement devant une salle dont on ignore qui la compose.
Ce qui s'y dit reste entre nous. C'est ce qui permet qu'on y dise des choses vraies.
Les prochains InDev :
Neurodiversité et IA : ami ou ennemi ?
5 novembre
ChatGPT pour structurer ses pensées, un assistant vocal pour ne rien oublier, une IA pour reformuler ce qu'on n'arrive pas à écrire. Ces outils sont devenus de vrais alliés pour beaucoup d'entre nous. Mais à quel prix — dépendance, perte d'autonomie, données personnelles ? Outil de libération ou nouvelle contrainte déguisée… Le but est d’échanger sur le sujet
Les relations sociales et le Double Empathy Problem
15 décembre
« Les autistes manquent d'empathie » est l'une des idées reçues les plus tenaces. En 2012, le chercheur Damian Milton a proposé une hypothèse qui déplace complètement le problème : l'incompréhension n'est pas dans un cerveau, elle est dans la rencontre — et elle est réciproque. Sauf que ce n'est jamais la même personne qui en paie le prix.
Les précédents InDev :
Burn-out, bore-out : et si le vrai problème était lié à nos valeurs ?Avec J. Bertrand
Trop de pression ou pas assez de sens : dans les deux cas, ça use. Qu'est-ce qui fatigue réellement ?
Accompagner les talents sans les enfermer dans des cases
Avec I. Bianchi
Et si la neurodiversité était un atout stratégique plutôt qu'un problème à gérer ?
Sommeil, que vit-on vraiment ?
Pourquoi le sommeil est-il si souvent le premier à céder chez les personnes neurodivergentes ?
Parentalité, comment gérer ?
Avec B. Keita, F. Colin et I. Martz
Comment accompagner un enfant dont le fonctionnement ne correspond pas à ce que l'école attend ?
Corps et singularité : je t'aime moi non plus
Pourquoi tant d'entre nous entretiennent-ils une relation compliquée avec leur propre corps ?
Anxiété : la piste de l'attachement
Avec B. Blythin
L'anxiété que vivent tant de Singuliers a-t-elle un lien avec la façon dont s'est construit, très tôt, notre besoin de sécurité ?
Un InDev, on y travaille. Un Convivium, on y dîne
Pas de sujet, pas d'intervenant, pas de programme : un repas entre adhérents, et la conversation va où elle veut. On y parle rarement de neurodiversité pendant trois heures — et c'est bien le but.
Réservé aux adhérents, comme les InDev.